Purge ou réinvention : hurlement cinématographique inattendu
Sorti le 11 février, Hurlevent propose une lecture contemporaine du roman d’Emily Brontë, transposée par Emerald Fennell. Si le cœur du récit demeure, la mise en scène adopte des codes modernes qui divisent autant qu’ils séduisent.
Le film se fait parfois langage musclé et audacieux: purge émotionnelle, réécriture de la destinée des personnages et un souffle résolument actuel qui ne plait pas à tous les puristes.
Si vous aimez les images somptueuses et les choix de mise en scène qui bousculent les codes, Hurlevent offre une expérience immersive, même lorsque le récit s’emballe ou s’égare dans ses propres idées.
Margot Robbie et Elordi en duo : performance ou promenade
Au centre de l’écran, Margot Robbie et Jacob Elordi imposent une présence captivante, électrique et jamais ennuyeuse. Leur duo porte les scènes les plus intenses et donne au film une énergie qui tient jusqu’au dernier plan.
La direction d’Emerald Fennell signe une patte forte: montage nerveux, contrastes marqués et une esthétique qui mêle modernité et romantisme gothique, soutenue par une bande-son qui renforce les émotions.
En fin de compte, Hurlevent se positionne comme une prise de risque moderne autour du mythe brontéen. Si vous cherchez une fidélité rigoureuse au roman, vous pourriez être déçus; mais si vous êtes curieux d’une version qui réinvente les codes, ce film vaut le coup d’œil.
