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Redouane Bougheraba raconte son séjour en prison

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Ce que raconte le comédien sur sa détention

Dans son nouveau spectacle au Théâtre Edouard-VII, Redouane Bougheraba ose un récit intime: environ trois mois et demi passés dans une prison vénézuélienne en 2006. L’artiste aborde ce souvenir sans melodrame, en quête d’honnêteté et de lumière à travers le prisme du théâtre.

On découvre une cellule collective où sept détenus partagent l’espace, rythmant les jours au pas des gardiens et des routines carrées. L’évocation est âpre, mais le texte anime les détails: les murs humides, les bruitages de couloirs et les instants de respiration rare qui feutrent l’air.

Pour survivre, l’humour et la narration deviennent des bouées. Bougheraba montre comment transformer la peur en énergie scénique, invitant le public à rire avec lui tout en regardant l’enfer des murs droit dans les yeux. L’objectif du show est clair: réhumaniser les détenus et rappeler que la dignité persiste même dans le confinement.

Des coulisses et enseignements du récit personnel

La création a aussi été un travail collectif: écrire sans faire sensationalisme, trouver la bonne tonalité et rester fidèle à sa voix tout en écoutant les conseils du metteur en scène.

Des ateliers et des entretiens nourrissent le récit: le tempo varie, les scènes sensibles prennent forme et les silences deviennent des pauses qui laissent le public respirer.

Au final, la pièce ne se contente pas de raconter; elle invite à réfléchir: quelles conditions pénitentiaires, et quel rôle pour l’art quand la douleur peut se transformer en récit partagé et motivant?

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